« Pierre Eychart, peintre de combat » de Michel Marmin

dans Chronique de l'année 2010 aux éditions Chronique

"L'essai de Jean Clair avait pu donner l'impression qu'il n'existait pas d'alternative « contemporaine » à l'art contemporain. C'est rigoureusement ce que conteste Aude de Kerros dans l'Art caché. Les dissidents de l'art contemporain (2007). Il est vrai que, contrairement aux artistes de  l'« avant-garde », ces dissidents n'ont pas toujours le talent dialectique et le mordant qui leur permettraient de s'imposer. Tel n'est toutefois pas le cas de Pierre Eychart, dont une grande exposition au Conseil général du Puy-de-Dôme, l'été dernier, aura été, pour ceux qui ne connaissaient pas son œuvre, une révélation. Enraciné dans la nature et attentif aux multiples facettes de la condition humaine, ce maître de la lumière est aussi un peintre de combat dont les interventions théoriques, appuyées sur une grande culture esthétique, historique et politique, mettent à jour le fondement spéculatif de l'art contemporain. Celui-ci serait en effet le produit d'une connivence entre le marché et l'Etat, semblable à celle qui avait fait la fortune des « pompiers » à la fin du XIXe siècle, aux dépens des impressionnistes."

Michel Marmin